Nous vivons  dans un monde où les actualités nous montrent des événements terribles (le petit Yanis, Les attentas Nice, Londres…)  Pour maintenir une qualité de vie équilibrée, j’ai transcendé l’information, j’ai sublimé mes émotions négatives pour les rendre miennes, pour les rendre meilleures.

Ce quelque chose qui me propulse vers l’avant et me permet de faire le bien autour de moi, au risque d’être jugé, arriéré ou non conformiste, je vais aujourd’hui faire l’éloge des émotions négatives.

Globalement, on nous bassine sans arrêt, et je fais également passer le message des émotions positives, le bonheur à attirer, le signe positif auquel il faut s’accrocher, etc.

Pour être tout à fait franc et honnête, ça m’agace un peu. Suivre cette mode qui tend à survaloriser les émotions positives pour enterrer leur contraire risque de faire oublier que la tristesse, la colère, la honte, les émotions négatives sont essentielles à notre survie. Non, elles ne sont pas purement et simplement destructrices.

Car les émotions négatives font vivre les émotions positives. Sans elles, pas de contraire possible. L’ombre n’existe qu’en présence de lumière…

Sans tristesse, pas d’attachement à l’autre…

On pourrait même penser que si nos proches meurent (attachement), peu nous importe (pas de tristesse) …

Sans ressentir de la colère nous ne pourrions pas y puiser la force, le courage ou l’adrénaline nécessaire à défendre ceux que nous aimons si nous devions nous battre pour notre famille, nos enfants, notre amour…

Si nous n’avions pas expérimenté à des échelles diverses la honte et la culpabilité, nous serions tous réduits au rang de psychopathe sans inhibition, et la société ne pourrait exister. Si l’absence d’inhibition nous permettait de chanter à tue-tête des chansons paillardes d’internat n’importe où et à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans tenir aucun compte des autres, dans la société qui nous abrite, nous serions incapables de nous indigner face à l’injustice, aux malheurs ou à la détresse de nos semblables. Aucune commisération, aucune empathie si on ne donne aucun poids au malheur, au chagrin ou à la tristesse.

En conclusion, les émotions négatives comme les émotions positives contribuent à nous libérer, à condition de les apprivoiser, d’apprendre à les reconnaître, puis à les connaître et les contrôler. Et ainsi empêcher les actes impulsifs de la colère destructrice.

La plénitude du bonheur ne peut exister que parce que l’apathie, le vide du malheur existe aussi. Reste à trouver l’équilibre de l’un face à l’autre pour n’en garder que le meilleur.

“L’émotion nous égare, c’est son principal mérite “ Oscar Wilde